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Date de création : 16.09.2019
Dernière mise à jour : 26.05.2025
509 articles


MUSEE LOUIS DE FUNÈS à Saint-Raphaël

MUSEE LOUIS DE FUNÈS à Saint-Raphaël

 

 

 

MUSEE LOUIS DE FUNÈS
Rue Jules Barbier
83 700 Saint-Raphaël

04 98 11 25 80

contact@museedefunes.fr

Site : https://museedefunes.fr/

 


C’est fait. Louis de Funès l’un des acteurs préférés des Français, longtemps snobé par la critique a enfin un musée qui lui est dédié. A Saint-Raphaël, là où furent tournées certaines scènes du Corniaud. Une pause estivale à savourer avec bonheur. La scénographie conçue par Clémentine Deroudille nous fait pénétrer dans l'intimité de l'artiste.

« Un face-à-face, d’accord mais moi tout seul. » « Il est l’or Monseignor » « Majesté avez-vous reçu ma lettre anonyme. » Autant de répliques cultes de Louis de Funès. Pianiste, danseur, comédien… L’homme-orchestre du cinéma français a enfin son musée. À Saint-Raphaël, là où furent tournées certaines scènes du Corniaud. Un musée qui lui ressemble. « Intime et pudique. Intelligent et divertissant », confie Julia de Funès, la petite-fille de l’acteur présente ce mercredi 31 juillet à l’inauguration.

Codes couleurs qui épousent toutes les vies de Louis de Funès, espaces intimes rythmés par des extraits de films, affiches, photos et films super 8 tournés en famille, tout a été conçu par Clémentine Deroudille la commissaire de l’exposition pour créer une intimité. On s’y glisse avec bonheur. « La visite doit aussi être un divertissement en famille. C’est un musée de la joie. On voit le personnage se construire. J’ai aussi voulu saisir l’homme », explique-t-elle.

Un musée conçu et aménagé au pas de charge, en six mois. « Un travail de fou, nuit et jour, pour toute l’équipe », soupire Clémentine Deroudille. « Je suis totalement épuisée », ajoute-t-elle avant d’éclater de rire. La petite-fille de Robert Doisneau a déjà à son actif les expositions consacrées à Barbara ainsi qu’à Georges Brassens. « J’ai voulu gommer cette image de star acariâtre. Le rendre encore plus vivant, plus présent. »

On se glisse dans la roseraie du parc de Clermont. Louis de Funès, sécateur à la main fait partager sa passion pour les camélias. Modeste. « Je suis un jardinier à une branche », disait-il. Sa petite-fille se souvient aussi des paquets de légumes bio envoyés à ses enfants.

Après la fermeture en 2016 du petit musée qui lui était consacré au Cellier où il est enterré, là aussi où le comédien possédait le château de Clermont qui surplombe la Loire, tous les amoureux de Louis de Funès étaient restés orphelins. Ni la ville de Nantes, ni le département de Loire-Atlantique, ni la région des Pays de la Loire qui auraient pu prendre le relais ne l’ont fait. C’est donc le maire de Saint-Raphaël qui a pris la suite. Un peu par hasard. Même si des scènes du Corniaud ont été tournées sur la commune. Un joli pari pour Frédéric Masquelier, le maire de cette ville de 30 000 habitants toute l’année et près de 100 000 en été. Et une façon de renforcer l’attractivité de Saint-Raphaël. Objectif, 40 000 visiteurs par an.

Un film à rebondissements

Aventures, mésaventures. Grimaces. Hauts le cœur. La vie même de la famille de Louis de Funès est une scène de théâtre. Un film à rebondissements. Son père appartenait à une famille de vieille noblesse espagnole. Mais il dut quitter l’Espagne après avoir enlevé sa femme dont la famille est opposée au mariage. Les voilà installés en France. « Mais Carlos n’a pas un sou mais du bagout et du charme », raconte Clémentine Deroudille dans Louis de Funès aux éditions Flammarion.

Avocat en Espagne mais dans l’impossibilité d’exercer son métier en France, il s’improvise diamantaire. Le casse du siècle se transforme en krach familial. On l’escroque, l’argent part en fumée. Reconverti dans la fabrication d’émeraudes de synthèse, le fiasco se poursuit. « Daltonien, il est incapable de différencier le vert du rouge. »

On le retrouve au Venezuela où Carlos s’est enfui après avoir fait croire à un suicide. C’est là que sa femme ira le chercher. Elle l’y retrouve malade, désargenté. Dans la famille, l’heure est à la survie, aux fins de mois difficiles. «Mon père était menteur et très drôle. Il avait un humour andalou qui rejoint beaucoup l’humour anglais, très calme. Ma mère me faisait beaucoup rire, elle fut, à mon insu, mon professeur de comédie. Moi, on me dit que je fais des grimaces mais je suis un marbre à côté de ma mère. Elle piquait des colères redoutables », confiera beaucoup plus tard Louis de Funès. Le poursuivant dans l’appartement aux cris de « Yé vais te touer. »

Un comédien exigeant

Fourreur, comptable, étalagiste, décorateur, pianiste de bar, Louis de Funès s’est fait à la force du poignet. La réussite n’est venue que dans la seconde partie de sa vie. Et quel succès. Avec une folle décennie qui le verra enchaîner les succès : La trilogie Fantomas (1964), Le gendarme de Saint-Tropez (1965), Le corniaud (1965), La grande vadrouille (1966), Hibernatus (1969), Les aventures de Rabbi Jacob (1973).

« Je ne regrette pas la lenteur avec laquelle ma carrière s’est développée. Elle m’a permis de connaître à fond mon métier. Quand j’étais encore inconnu, j’essayais de colorer par des détails, des mimiques, les petits rôles qu’on me confiait. J’ai acquis un certain bagage comique sans lequel je ne pourrais pas faire la carrière que je mène. C’est pourquoi, si c’était à refaire, je recommencerais », dira-t-il plus tard en évoquant ces années de vache enragée.

Si beaucoup de Français connaissent par cœur des répliques des films de Louis de Funès, la critique a souvent été féroce. « Une fois encore, les journalistes ne m’ont pas loupé », écrit-il dans une lettre à René Fallet. Cette année, la Cinémathèque lui rendra hommage. Et l’acteur fait désormais l’unanimité ou presque. « Il faut du temps, dit Julia de Funès, en reprenant l’image du triangle de Kandinski. Il était la pointe du triangle et il faut forcément du temps pour que la base suive. » Visionnaire ? Oui en quelque sorte. Comme il l’avait été pour le bio dans son potager. Sans snobisme. Au plus près de la nature où il se ressourçait et trouvait l’inspiration. « Mon professeur de bonheur, c’est mon jardin. »